| Ecoutez pendant votre navigation
SATOSHI KON : L’ILLUSIONNISTE
LARS VON TRIER / RICHARD WAGNER
Mélancholia – Tristan et Iseult
DAVID LYNCH / MOBY
The big dream
| Les débuts de Satoshi Kon
Satoshi Kon, né le 12 octobre 1963 à Kushiro, Hokkaido, a débuté sa carrière comme mangaka en 1985 en participant au Prix Chiba Tetsuya de Young Magazine avec son manga Toriko, qu’il avait dessiné en tant que passe-temps, et remportant l’Excellent Newcomer Award.
Cette reconnaissance l’a amené à s’impliquer dans la production du manga Akira en tant qu’assistant de Katsuhiro Ōtomo, un grand admirateur de son travail.
En 1987, après avoir terminé ses études à l’université d’art de Musashino dans le département de design de communication visuelle, il a continué à travailler comme dessinateur à plein temps.
Il a publié deux livres Tankōbon, Kaikisen en 1990 et World apartment horror en 1991, le second étant publié par le même éditeur, Kodansha.
C’est également à cette période qu’il a fait ses premiers pas dans l’animation, en travaillant comme cadre artistique et de layout sur l’OVA Roujin Z, un projet de Katsuhiro Ōtomo, où il a été amené à assumer des responsabilités supplémentaires en raison d’un manque de ressources humaines.
En 1991, il a également participé à la réalisation du film d’animation Patlabor 2 de Mamoru Oshii, où il a assumé le rôle de layout.
Son premier véritable rôle de réalisateur est apparu en 1993, lorsqu’il a été chargé de réaliser le cinquième épisode de la série vidéo JoJo’s Bizarre Adventure, où il a été crédité pour l’écriture, le storyboard et la réalisation, tout en dessinant la majorité des cadres artistiques et du layout.
| Streaming disponibles
| Réalisateur
1997-2007
1997 : Perfect Blue パーフェクトブルー

LE THRILLER PSYCHOLOGIQUE DE L’ANIMATION JAPONAISE
Mima, une chanteuse adulée et extrêmement populaire, décide de quitter son groupe pour se vouer à une carrière d’actrice. Alors que cette décision provoque la colère de nombreux fans, elle persiste et accepte un petit rôle dans une série télévisée. L’image sage et édulcorée de l’icône pop est alors écornée lorsque la jeune femme doit jouer des scènes de viol collectif et se dévoile nue dans des photos de charme. Mais un fan semble bien plus virulent et rancunier que les autres. Depuis sa reconversion, d’inquiétants événements entourent Mima et ses proches : des hallucinations, des menaces et pire encore… des meurtres. Sa vie glisse lentement dans un cauchemar et la fiction semble rattraper la réalité : le personnage qu’elle incarne dans la série prend le pas sur elle. Qui est-elle vraiment ?
Musique : Masahiro Ikumi
2001 : Millennium Actress 千年女優

2003 : Tokyo Godfathers 東京ゴッドファーザーズ

L’histoire suit trois sans-abri — Gin, un alcoolique âgé ; Hana, une femme trans et ancienne drag queen ; et Miyuki, une adolescente fugueuse — qui, la veille de Noël, découvrent un bébé abandonné dans une poubelle. Ils décident alors de retrouver les parents de l’enfant, ce qui les entraîne dans une série d’aventures rocambolesques à travers Tokyo, confrontant chacun à leurs passés douloureux.
Contrairement aux œuvres précédentes de Kon comme Perfect Blue ou Millennium Actress, ce film privilégie une narration réaliste teintée de miracles et coïncidences, tout en explorant la dimension animiste de la ville de Tokyo, qui semble veiller sur les personnages.
Musique : Keiichi Suzuki / Moonriders
2004 : Paranoia Agent 妄想代理人

Tsukiko Sagi est créatrice dans une grande entreprise et a connu le succès grâce à une de ses peluches, Maro-mi. En rentrant de son travail, elle est attaquée par un mystérieux enfant, coiffé d’une casquette, armé d’une batte de baseball et chaussé de rollers dorés : Shônen Bat (littéralement : le gamin à la batte). D’autres personnages hauts en couleur sont à leur tour victimes de cet étrange voyou.
Musique : Susumu Hirasawa
2006 : Paprika パプリカ

Le récit suit la docteure Atsuko Chiba, qui, sous l’identité onirique de Paprika, pénètre les songes de ses patients pour les aider. Lorsque des prototypes de la DC Mini sont volés, une entité mystérieuse provoque des cauchemars collectifs, menaçant de faire s’effondrer la réalité. Le film est salué pour son style visuel surréaliste, sa parade onirique iconique et sa réflexion sur la technologie, l’inconscient et la folie.
Musique : Susumu Hirasawa
2007 : Ani-Kuri 15 アニ*クリ15
2021 : Satoshi Kon : L'illusionniste

Le mangaka et cinéaste Satoshi Kon, considéré comme le Stanley Kubrick de l’animation, est mort brutalement en 2010, à l’âge de 46 ans. Il laisse une oeuvre courte et inachevée, qui est pourtant parmi les plus diffusées et les plus influentes de l’histoire de la culture japonaise contemporaine. Dix ans après sa disparition, ses proches et ses collaborateurs s’expriment enfin sur son travail, tandis que ses héritiers, au Japon, en France et à Hollywood, reviennent sur son legs artistique. Réalisé par le spécialiste du cinéma nippon Pascal-Alex Vincent, Satoshi Kon, l’illusionniste est une plongée dans le milieu de l’animation des années 2000, mais aussi dans l’oeuvre d’un cinéaste au destin tragique, devenu réalisateur culte dans le monde entier.
Avec : Darren Aronofsky, Marc Caro, Jérémy Clapin, Megumi Hayashibara, Mamoru Hosoda, Junko Iwao, Masao Maruyama, Masayuki Murai, Mamoru Oshii, Rodney Rothman, Aya Suzuki

Hommage à Satoshi Kon Broché – Illustré
Découvrez le parcours et l’oeuvre de Satoshi Kon comme jamais auparavant dans ce mook illustré !
Une jeune femme court, poursuivie par elle-même. Une version déformée, grotesque, dans un jeu de miroirs au tranchant acéré. Le pantin, la copie ratée s’y blesse, victime d’une comparaison trop violente. C’est avec cette scène de Perfect Blue que Satoshi Kon entre dans la légende. Réalisateur mythique à la filmographie pourtant abrégée par un décès prématuré, ses œuvres captivantes interrogent sur l’identité : pas seulement de l’individu, mais de la société japonaise dans son ensemble. À travers ses héros complexes et protéiformes, aussi bien vedettes du grand écran au crépuscule de leur vie que psychothérapeutes naviguant entre rêve et réalité, un des géants de l’animation japonais nous entraîne dans une odyssée au cœur de la face cachée de la nature humaine.
16,50€
| Satosho Kon en tant que scénariste, concepteur de décords, story-boarder...
1991 : World Apartment Horror (film live) de Katsuhiro Ōtomo – Scénariste, d’après l’un de ses propres mangas
1991 : Roujin Z (film) – Conception des décors
1992 : Hashire Melos! (film) – Layout
1992 : Patlabor 2 (film) – Layout
1993 : JoJo’s Bizarre Adventure (OAV) (épisode 5, 1993) : scénariste et story-boarder
1995 : Memories (film, 1995) : scénariste, décorateur, layout (segment Magnetic Rose)
| Les manga de Satoshi Kon
1985 : Toriko 虜
1990 : Kaikisen (1 vol)
1991 : World Apartment Horror (1 vol)
1994-1995 : Seraphim (Seraphim 266613336 no tsubasa), avec Mamoru Oshii (inachevé, 1 vol)
1995-1996 : Opus (inachevé, 2 vol)
2011 : Fossiles de rêves 夢の化石 Yume no kaseki, recueil d’histoires courtes
Plongez dans les livres audio, créations et podcasts Audible Original.
9,95 €/mois après 30 jours. Possibilité de résilier l’abonnement chaque mois.
| Distinctions
. Pour Perfect Blue :
Prix du meilleur long métrage d’animation lors de la 2e édition du B-Movie Film Festival
Prix du meilleur film d’animation lors de la 6e édition de FanTasia
Prix du meilleur film d’animation fantastique lors de la 17e édition de Fantasporto
. Pour Millenium Actress :
Grand Prix lors de 5e édition du Japan Media Arts Festival catégorie animation
Prix Noburō Ōfujilors de la 57e édition du Prix du film Mainichi
Prix du meilleur film d’animation ainsi que le prix Groud breaker lors de la 6e édition de FanTasia
Prix Orient Express lors de 33e édition du Festival international du film de Catalogne
. Pour Tokyo godfathers :
Prix d’excellence lors de la 7e édition du Japan Media Arts Festival catégorie animation
Grand Prix de l’animation lors de la 58e édition du Prix du film Mainichi
. Pour Paprika :
Prix du meilleur design visuel lors de 14e édition des Chlotrudis Award
Prix des critiques lors de la 25e édition de Fantasporto
Prix du public lors de la 35e édition du Festival du nouveau cinéma de Montréal
Prix du meilleur long métrage d’animation lors la 8e édition du Festival du film de Newport Beach
. Pour Opus :
Prix Asie de la Critique ACBD 2013
